Le sepsis

Cause de mortalité d'1 décès sur 5 dans le monde
photo d'une bactérie

Le sepsis est défini comme une dysfonction d’organe menaçant le pronostic vital et causé par une réponse inappropriée de l’hôte à une infection. Il peut évoluer en choc septique dont la mortalité est d’environ 40%

L’examen clé pour l’identification de l’agent microbien (bactérie ou champignon) à l’origine de l’infection est l’hémoculture qui permet le diagnostic de bactériémie ou de fongémie ainsi que la détermination de la sensibilité de ces microorganismes aux antibiotiques et aux antifongiques.

La rapidité de l’instauration d’un traitement efficace et adapté au(x) microorganisme(s) en cause conditionne la survie des patients.

Le sepsisen chiffres

icones bactéries

50 millions

C'est le nombre de cas de sepsis chaque année dans le monde. Un rapport de l'OMS appelle, en 2020, à une action mondiale contre cette urgence sanitaire.

icone famille

40%

40% des cas sont des enfants de moins de 5 ans.

icone ambulance pour illustrer les urgences

n°1

Le sepsis est la 1ère cause :
- de décès à l'hôpital
- de ré-hospitalisation
- des coûts de soins de santé

icone personne âgée

x2

En France, 30 000 décès sont liés au sepsis chaque année. Avec le vieillissement de la population, ce nombre pourrait doubler d'ici cinquante ans.

l'enjeu majeur, c'estle temps!

Chaque heure gagnée,
c'est 
une chance de survie supplémentaire pour les personnes infectées.

Malgré des avancées majeures ces dernières vingtaines d’années dans la compréhension de la physio-pathologie du sepsis, aucune révolution thérapeutique n’a encore vu le jour. C’est donc sur la phase du diagnostic que des progrès peuvent être accomplis. Réduire le temps d’obtention du résultat pour l’identification du pathogène et de son profil de résistance permet l’instauration ou l’adaptation plus rapide d’un traitement anti-infectieux adapté. Les méthodes concurrentes, basées sur la détection moléculaire des principaux pathogènes et de certains de leurs gènes de résistance, sont coûteuses et non exhaustives. La technologie par spectrométrie de masse MALDI/TOF a raccourci la phase d’identification sans permettre une quelconque prédiction de la résistance. L’antibiogramme rapide à partir d’un flacon d’hémoculture positive ne rend pas de résultat valide avant plusieurs heures d’incubation et la plupart des technologies employées sont coûteuses.

Il y a donc un besoin urgent d’un outil d’identification et de détermination de la résistance qui soit rapide, plus complet que les méthodes rapides actuelles et économiquement soutenable.

L’OMS appelle la communauté mondiale (...) à mettre au point des outils de diagnostic rapides, abordables et appropriés, en particulier pour les soins de santé primaires et secondaires dans le but d’améliorer l’identification, la surveillance, la prévention et le traitement de l’état septique.

OMS - Communiqué de presse - 8 septembre 2020

Le saviez-vous ?

L'antibiorésistance est responsable de

100000
morts par an dans le monde